Nouveau cas de suicide chez France Télécom
C’est le journal Le Point qui l’annonce, deux suicides ont eu lieu parmi les employés : à Strasbourg le 3 mai et à Longwy le 18 mai.
Selon SUD-PTT, le salarié de Strasbourg a laissé « un courrier évoquant la restructuration forcée dont il était victime« . Ce mot, selon France Télécom, n’est pas daté et rien ne permet de le relier au drame. Au service clients, ce salarié travaillait le matin ou l’après-midi entre 7h30 et 20h et il était passé à une journée de 8h à 18h30, avec pause médiane. « Aucun collègue ni manager n’a détecté une telle détresse« , assure Catherine René, directrice régionale de France Télécom en Lorraine. « Nous nous associons à la douleur des familles« , ajoute-t-elle, tout en refusant d’établir un lien entre des « actes complexes » et la réorganisation d’Orange.
Un pas franchi par les syndicats. Le plan de transformation de France Télécom, NExT, prévoyait en juin 2005 la suppression de 22000 emplois sur 100000 en trois ans, objectif qui sera atteint fin 2008. « Il n’y a pas que des volontaires« , lance Patrick Ackermann, délégué syndical SUD-PTT. S’il reconnaît quelque 6000 départs en préretraite et 1000 « mobilités vers la fonction publique« , il évoque les mères de trois enfants fortement incitées à partir, « les résultats affichés publiquement avec les bons et les mauvais élèves« , et leur « effet désastreux« .
Depuis février, il dénombre six suicides. « Les unités d’intervention technique, les « lignards », sont les plus touchées. On ferme leurs sites et on leur demande de travailler à 75 kilomètres ou de devenir commerciaux« , dit-il avant de citer des cas de grèves de la faim. « France Télécom ne mésestime pas le fait que [la] transformation peut créer des situations individuelles difficiles à vivre« , communiquait la direction en septembre 2007. Une commission du stress existe depuis 2000 et des cellules d’écoute et d’accompagnement, depuis novembre 2007.
A lire aussi sur Mobi-Zone, un article de février 2008 : Suicide d’un salarié de France Télécom sur son lieu de travail.
















